Franz Ferdinand

Publié le par Jul




2005-2009 : quatre ans sont passés entre le deuxième et le troisième album du groupe de Glasgow. Entre-temps la musique électro a bien évolué et les quatre rockers ont assez de génie pour ne pas en profiter.

 

Le groupe qui s’était fait connaître comme celui "qui fait danser les filles" les fait toujours danser, mais désormais quelque chose a changé. Et pourtant ils savent rester fidèles à eux-mêmes. La meilleure preuve en est "Can’t stop feeling", reprise du même titre paru en 2004. La différence est dans la forme mais pas dans le fond : le remix n’empêche pas que l’effet soit toujours le même. "Lucid Dreams" quant à lui rappelle d’abord "Lynsey Wells", avant de prendre un virage électro qui a largement de quoi faire concurrence à un grand nombre de DJ actuellement en vogue.

 

Une des différences avec ce à quoi on s’était habitués, c’est justement dans le son qu’elle se trouve : si "The fallen" ou "Walk away" étaient caractérisées par la voix chaude d’Alex Kapranos accompagnée d’une solide musique, ici la voix en question se mêle au son dans "Live alone".


De g. à dr. : Paul Thomson, Robert Hardy, Nick McCarthy, Alexander Paul Kapranos

 

On se rapproche de l’électro (et de façon générale on mélange plusieurs genres de musique) donc, et on s’en rapproche aussi par l’atmosphère : "Tonight" est un disque fait pour être écouté la nuit comme son nom l’indique, mais surtout un album de nuit. Ecrit dans une ambiance nocturne par le groupe (même quand c’était le jour), il suit le cours d’une soirée, comme l’explique le chanteur : « Selon le modèle d’une nuit de sortie : il y a d’abord une première partie de préparation, une excitation latente, puis le climax de la soirée, et enfin le retour au bercail, avec l’aube et la fatigue. On fréquente régulièrement les clubs depuis qu’on est adolescents. On a logiquement eu envie d’aller davantage dans ce sens. »

 

Ça valait vraiment la peine d’attendre aussi longtemps. Surtout qu’ici, plus d’erreur du genre "Fade together" ou de déception comme "Tell her tonight". En fait des erreurs, il n’y en a aucune, et même si "Can’t stop feeling" n’est pas surprenant, il reste bien fait. Non seulement FF est allé très loin et a sacrément bien réussi son coup, mais en plus il réussit à prouver aux inconditionnels du bon son qu’il n’y a pas que Birdy Nam Nam sur la terre.

 

Et pour les fans de la première heure, "Katherine kiss me" et "What she came for" montrent que FF n’a pas oublié d’où il vient !



 

 

 

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