artparis09

Publié le par Jul

J’espère pour tous ceux qui ont voulu aller voir ArtParis ces jours-ci, qu'ils ne se sont pas laissés décourager par l’interminable file devant le Grand Palais. Car la file en question n’était pas pour ArtParis mais pour l’exposition Warhol qui vient d’ouvrir ; et à mon grand étonnement je n’ai eu aucun mal à rentrer, à tel point que j’ai fini par penser que je m’étais trompée de porte. Je l’aurais vraiment regretté d’avoir fait marche arrière …


En tout cas, je suis rentrée, donc maintenant revenons au sujet principal.


Art Paris 09 - Grand Palais

 


Cette année, le Salon présentait 115 galeries de différents pays, en mettant en avant la photographie. En effet, la photo en tant qu’art a fortement évolué ces derniers temps, comme le démontrait « Réponses photos » dans son hors-série n°7 : l’éclosion des nouvelles galeries « démocratiques » (Wanted, Lumas ou L’œil ouvert) visent à faire de la photo un produit commercial au même titre qu’un objet de design. C’est donc une façon de se rendre compte de ce changement et de présenter le nouveau visage de la photo au grand public.


A côté de la photographie, on trouve aussi bien des peintures que des sculptures, vidéos, dessins et installations, sans oublier la bande dessinée ; différentes sources d’inspiration aussi (on passe de Mantegna à Ingres et d’Ingres à Liliana Cavani) ; différentes époques enfin (Auguste Herbin et Frank Stella dialoguent avec Robert Silvers).


ArtParis a ce côté un peu tape-à-l’œil des salons branchés (il suffit de voir le prix d’entrée, 15 € : le même que Paris Photo au Louvre en novembre ; il suffit aussi de voir que Sophie Calle n’est pas là … hasard ou coïncidence ?). Il n’offre rien de vraiment novateur, préférant suivre la tendance actuelle. Car malgré la très grande diversité des styles de chaque pays et de chaque galerie d’un même pays, il semble y avoir une seule mode, qui sans s’éloigner de Koons et de Damien Hirst se rapproche de Vasarely et réinterprète Warhol. Même Nikki de Saint-Phalle a évolué ("Louis Armstrong").


Mais ce n’est pas forcément un reproche : on a l’avantage de pouvoir voir d’un seul coup ce qui se fait aujourd’hui aux quatre coins du monde, et pour les Français, de voir que certaines galeries de province dépassent de loin celles de la capitale. Et si le tout n’est pas vraiment révolutionnaire, une bonne partie des œuvres reste intéressante et souvent originale. Il paraît que l’art contemporain n’a rien à dire, en tout cas il a toujours quelque chose à montrer !

 

 

 

[Pour des raisons de droits d'auteur, j'ai supprimé les photos d'ArtParis. Merci de votre compréhension.]


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